Jusqu'à ce que Dieu lui accorde la distinction (al-fasl), le jugement (al-hukm) et la compréhension de la réalité de l'affaire. Car la religion n'est pas une imitation aveugle (taqlid) des pères, ni un suivi au hasard, mais c'est plutôt une recherche, une investigation, un désir et une grande aspiration à la Gnose (ma'rifa) du Bien-aimé.
Lui, le Plus Glorieux des Orateurs, a dit : {Il donne la sagesse à qui Il veut, et quiconque a reçu la sagesse a certes reçu beaucoup de bien. Et nul ne se souvient sauf les doués d'intelligence.}1 Et cette catégorie de personnes est celle qui est visée. C'est celle qui prend, d'entre l'eau douce et fraîche et l'eau salée et amère, la perle et le corail.
Nos Maîtres ont alerté et indiqué la profondeur de leur discours, et ils ont dit :
Al-Mufaddal ibn 'Umar (la paix vient de lui) a rapporté que notre Maître, Abou 'Abdillah (que sa gloire soit exaltée), a dit : « En vérité, pour chacun de nous, il y a un extérieur et un intérieur. Son extérieur est un jugement, et son intérieur est profond. Notre discours (Hadith) est difficile, dur à supporter, et notre affaire est un secret profondément caché. Donc, quiconque connaît notre nuance sait ce que nous avons voulu dire, et quiconque ne connaît pas l'allusion ne tirera pas profit de la déclaration explicite. »2
Ainsi, l'extérieur et l'intérieur sont le salé et le frais, ils sont le trésor et le mur, et ils sont les vestiges et les traces...
Ils (que leur gloire soit exaltée) ont déclaré que leur discours (Hadith) possède des facettes qu'il est difficile pour une personne de saisir et d'englober pleinement.
Muhammad ibn Sinan (que la paix soit sur lui) a dit : On a interrogé notre Maître al-Sadiq (que sa gloire soit exaltée) sur leur discours, et il a dit : « En vérité, nous prononçons une parole, et elle a soixante-dix facettes. » Il fut dit : « Soixante-dix ? » Il dit : « Sept cents. » Il dit : « Sept cents ? » Il dit : « Sept mille. » Alors le questionneur se tut, et s'il avait demandé plus, on lui aurait donné plus.3
Par conséquent, il est obligatoire pour le chercheur de Gnose (ma'rifa) et le chercheur de vérité de ne pas s'arrêter à une compréhension spécifique




