Sache que nous ne nions pas ce qui a été rapporté de la Famille de Muḥammad concernant l'événement de Karbalā’, le meurtre, et l'encouragement aux pleurs et à l'autoflagellation. Nous disons plutôt qu'il s'agit d'une tromperie (Talbīs) en guise de rétribution pour leurs actes. Ce concept existe dans les narrations des Gens de la Maison (Ahl al-Bayt).
Muḥammad ibn Isḥāq ibn ‘Ammār, d'après l'un de nos compagnons qui lui a rapporté, d'après notre Maître Abū ‘Abdillāh (que sa gloire soit exaltée), a dit : Un homme vint, et quand Abū ‘Abdillāh (que sa gloire soit exaltée) le regarda, il dit : « Par Allah, je vais l'égarer. Par Allah, je vais le confondre. » L'homme s'assit et lui posa une question, et il lui donna un avis juridique. Quand l'homme partit, Abū ‘Abdillāh (que sa gloire soit exaltée) dit : « Je lui ai donné un avis d'égarement dans lequel il n'y a aucune guidance. »1
Ici nous voyons que l'Imām dit : « Par Allah, je vais l'égarer. Par Allah, je vais le confondre. » Pourquoi l'égare-t-il et lui donne-t-il un avis trompeur ? Parce que le questionneur le méritait...
Notre Maître Al-Ṣādiq (que sa gloire soit exaltée) fut interrogé au sujet d'Abū Bakr et de ‘Umar (que le Tout-Puissant, l'Omnipotent les maudisse) et il dit : « C'étaient des Imāms injustes, et pourtant équitables. Ils étaient sur la vérité et sont morts sur elle, que la miséricorde d’Allah soit donc sur eux au Jour de la Résurrection. » Quand l'assemblée fut vide, l'un de ses compagnons l'interrogea : « Comment as-tu pu dire cela, ô fils du Messager d’Allah ?! » Il répondit : « Oui, quant à ma parole : "C'étaient des Imāms", elle est tirée de la parole d’Allah Tout-Puissant : {Et Nous avons fait d'eux des dirigeants qui appellent au Feu...} »2
... jusqu'à la fin de la narration dans laquelle l'Imâm explique le sens des paroles à ses compagnons qui méritaient la guidance, contrairement au questionneur qui méritait l'égarement en raison de sa mauvaise intention et de ses mauvaises actions ; médite donc sur cela.




