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مَكْتَبَةُ كَتِيبَةِ مُحَمَّدِ بْنِ نُصَيْرٍ

Karbala Entre Réalité et Illusion Entre Meurtre et Similitude - La Katiba de Muhammad bin Nusayr

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avez de semblables, [l'obligation d'] être comme j'ai ordonné et de faire comme j'ai fait. Rapprochez en ce jour ceux que vous aimez parmi vos confidents, tout comme votre Maître vous a rapprochés en lui, pour parachever pour vous ce qui vous a été promis. Quant à aujourd'hui, Ja'far bin Muhammad est plus digne de vous, rassemble mieux votre unité et est plus prompt à accepter votre offrande ; vous êtes donc par cela plus hauts en degré et plus élevés en station. »

Jaber bin Yazid al-Ju'fi (que la soumission soit envers lui) a dit : Alors le soleil s'éleva haut dans le ciel, et mon Maître dit : « Ô Jaber, appelle le serviteur. » Je l'appelai à lui. Il lui dit : « Apporte les Shifar (larges couteaux) que je t'ai ordonné de préparer hier. » Le serviteur partit et ne tarda pas à arriver portant un panier (zanbil) qu'il pouvait à peine porter. Il le plaça devant nous. Puis mon Maître dit : « Ô Jaber, que chaque personne parmi vous plonge sa main dans ce panier et prenne parmi ces couteaux celui qu'elle préfère. » Chaque personne parmi nous étendit la main vers le panier et prit un couteau. Il n'en resta pas un seul d'entre nous sans qu'il n'ait un couteau en main, et tout ce qui était dans le panier fut épuisé comme s'ils avaient été comptés selon notre nombre.

Jaber a dit : Quand les couteaux furent entre nos mains — et ils étaient tranchants — chaque personne parmi nous commença à examiner son couteau. Dans son examen, elle trouvait son nom et le nom de son père écrits dessus. Elle s'en émerveillait, se tournait vers celui à côté d'elle et lui disait : « Ô mon frère, as-tu vu quelque chose de plus étonnant que cela ? J'ai porté ma main vers ces couteaux et j'ai pris un couteau sur lequel est écrit mon nom et le nom de mon père. » L'autre disait : « Et moi de même. » Il lui disait : « Montre-moi ton couteau. » Il le lui montrait, et il le trouvait tel qu'il l'avait mentionné. Il lui disait : « Échange mon couteau contre le tien. » Il disait : « Prends-le. » Quand il le prenait et qu'il était dans sa main, il l'examinait, et dans son examen, il trouvait son nom et le nom de son père écrits dessus. L'autre trouvait la même chose. L'étonnement du groupe à ce sujet se prolongea, tandis que mon Maître les regardait et observait l'état dans lequel ils se trouvaient sans parler à aucun d'eux.

Puis il dit au serviteur : « Ouvre la porte de cette pièce intérieure. » Il ouvrit la porte d'une pièce qui était sur le côté de la maison. Puis il dit au groupe : « Que chacun de vous se lève, entre dans cette pièce pour y trouver un mouton, le prenne et sorte. »

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