me crurent. Je leur demandai de m'"ouvrir" (al-fath) pour moi, mais ils dirent : "Il n'est pas permis à des gens comme nous d'accorder une "ouverture" ou quoi que ce soit de la connaissance à quelqu'un comme toi, si ce n'est après [avoir établi] une paternité spirituelle." Ils refusèrent et m'emmenèrent chez le Cheikh Abu Muhammad Abd Allah ibn Muhammad al-Farisi à Junbula. Ils lui demandèrent d'ouvrir pour moi ; il accéda à leur requête et ouvrit pour moi. Ainsi j'établis sa paternité, son audition autorisée et la réception de la connaissance de sa part, ainsi que de mon père et de mon oncle. Et Allah est Celui qui accorde le succès. »
(74) De mon maître, le Cheikh Abu Abd Allah Muhammad ibn al-Husayn al-Baladi, qu'Allah soit satisfait de lui, qui a dit : J'ai interrogé le Cheikh Abu al-Qasim Ali ibn al-Husayn ibn Isa al-Nu'mani, qu'Allah illumine son visage, concernant la parole du Messager, Que Sa puissance soit glorifiée : « La femme veuve ou divorcée (ayyim) a plus de droit sur elle-même que son père, tandis que la vierge (bikr) doit être consultée, et son silence vaut consentement ? » Il dit : Mon audition à ce sujet de mes sources dignes de confiance est qu'il entendait par « la vierge » le croyant qui vient d'accéder à la Gnose ; il est vierge dans sa connaissance. Ainsi, il ne lui incombe pas de chercher une compréhension plus profonde si ce n'est avec la permission de son père [spirituel], qui est sa voie et son moyen. S'il accepte ce qu'il a entendu tout en restant silencieux — ne divulguant pas le secret d'Allah — et demeure digne de confiance sur ce qui lui est transmis, sa demande de connaissance d'Allah lui est accordée et il atteint son désir par son silence concernant la divulgation. Quant à « la femme qui a plus de droit sur elle-même », cela se réfère au croyant qui a atteint la maturité dans sa connaissance et son étiquette. Il n'y a aucun tort pour les croyants s'ils discutent de la connaissance avec lui sans la permission de son père, car son père l'a déjà formé à la connaissance. Il n'y a aucune crainte qu'il soit « brisé » (corrompu), et ce qu'il entendra de la connaissance ne sera pas trop lourd à porter pour lui. Il a acquis la maîtrise de lui-même et est devenu un juriste comme le père qui est son tuteur et son moyen.




