(ijtihad) pour atteindre la Vérité n'est qu'un labeur futile (ana’)1 ; laisse-le donc de côté et interroge ton Imam, et Il te répondra, car Il est le garant de l'ijtihad. L'Imam est le garant et le Mouadhin est le fiduciaire ; parce que le Mouadhin est le transmetteur de l'Imam, et il est un fiduciaire fiable prenant d'un transmetteur fiable vers un [destinataire] fiable. Ô Abu Ya’qub : qu'est-ce qui s'est passé entre Uthman et Abu Dharr ? »
Ishaq dit : « Alors Abu Dharr est Fadaweih al-Kurdi. » Abu Shu’ayb lui dit : « Interroge le Maître à ce sujet. » Ishaq dit : « Il suffit à Fadaweih qu'il soit un Kurde, un non-Arabe (a’jami) qui ne trouve point de noblesse. » Abu Shu’ayb lui dit : « Ne dis pas cela, ô Ishaq. Un questionneur interrogea le Maître : "Ô mon Maître, qui est le meilleur : un Arabe fils d'un Arabe qui reconnaît Dieu, ou un non-Arabe fils d'un non-Arabe qui reconnaît Dieu ?"
Il répondit : "Plutôt, le non-Arabe, dû aux paroles du Tout-Puissant : Si Nous l'avions révélé à quelque non-Arabe ❁ et qu'il le leur eût récité, ils n'y auraient pas cru2. Et les paroles du Tout-Puissant : Si Nous en avions fait un Coran en langue non-arabe, ils auraient dit : "Pourquoi ses versets n'ont-ils pas été exposés en détail [dans notre langue] ? Est-ce un [livre] non-arabe et un [messager] arabe ?" Dis : "Il est, pour ceux qui croient, une guidée et une guérison." Et ceux qui ne croient pas ont une surdité dans les oreilles, et il est contre eux une aveuglement. Ceux-là sont appelés d'un endroit lointain3. Car le Coran fut révélé dans la langue des Arabes, pourtant les non-Arabes y ont cru ; et s'il avait été révélé dans la langue des non-Arabes, les Arabes n'y auraient pas cru."
« Le Seigneur Messager — que Sa gloire soit exaltée — a dit : "Si la science était suspendue aux Pléiades, un groupe des fils de Perse l'aurait atteinte." L'Unicité de Dieu était chez les non-Arabes avant




