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مَكْتَبَةُ كَتِيبَةِ مُحَمَّدِ بْنِ نُصَيْرٍ

L’Épître Égyptienne - Muhammad ibn Muqatil al-Qati'i

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Défilement
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a pris sur Lui que nul autre que moi ne prenne en charge l'affaire de Salman. »

Umar dit : « C'est là certes une grande et permanente sorcellerie. » Après vingt-trois jours, des hommes arrivèrent d'Irak auprès de Umar ibn al-Khattab avec les biens et les armes que Salman avait laissés derrière lui. Umar les plaça devant lui et demanda : « Depuis combien de temps est-il mort, et à quelle heure a-t-il été enterré ? » Ils dirent : « À telle heure et telle nuit. » Ils regardèrent, et c'était l'heure exacte dont notre Maître — que Sa gloire soit exaltée — les avait informés. Il leur demanda : « Qui l'a enterré, qui a pris en charge son lavage et son affaire, et qui a prié sur lui ? » Ils répondirent : « Zadan nous a informés que son Maître Ali ibn Abi Talib a pris charge de lui. » Il leur dit : « Si vous le voyiez, le reconnaîtriez-vous ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Regardez, est-il parmi nous ? » Ils regardèrent et reconnurent notre Maître Amir Almouminines — que Sa gloire soit exaltée. Ils dirent : « Par Dieu, c'est celui qui a enterré Salman en Irak et a prié sur lui. » Umar répéta sa première déclaration. Nous avons abrégé le rapport de la mort à ce que nous avons mentionné de peur d'être longs.

(410) Parmi les miracles manifestés par notre Seigneur Salman — que la paix soit sur lui — à al-Madain quand Umar ibn al-Khattab le nomma gouverneur et qu'il s'y rendit, se trouve ce que le cheikh Abu al-Khayr Salama Ahmad al-Haddad — que Dieu le Tout-Puissant lui fasse miséricorde — m'a raconté : Un groupe de nos compagnons m'a raconté d'après Zadan, l'affranchi de Salman — que la paix soit sur lui — qu'il a dit : Quand Umar investit mon seigneur Salman d'al-Madain, beaucoup de ses habitants le rencontrèrent. Il était parti montant son ânesse et portant son armure. Quand il approcha d'al-Madain, les gens le rencontrèrent et demandèrent après leur gouverneur. Il se fit connaître d'eux. Ils le regardèrent et méprisèrent1 son état. Il atteignit une rivière qui était sur son chemin ; il y entra jusqu'au milieu, prit un bol en bois qui était suspendu devant lui et le jeta dans le courant d'eau. Quand il

Notes de bas de page

1Istazrahu : mépriser ou regarder de haut.
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