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مَكْتَبَةُ كَتِيبَةِ مُحَمَّدِ بْنِ نُصَيْرٍ

L’Épître Égyptienne - Muhammad ibn Muqatil al-Qati'i

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Défilement
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devenue intense et me dit : "Approche." Je m'approchai et lui offris la paix, il me remit alors la grappe de raisins et je la mangeai. Puis il chargea une seconde fois, tuant des héros et anéantissant des hommes braves, puis revint vers moi du milieu du nuage de poussière sans rien.

Je dis : "Ô mon Maître, donne-moi encore des raisins." Il dit : "Ô Rozaba, si le cavalier dans ta terre de Perse t'en avait donné plus, ton Maître t'en aurait donné plus ici." Mon Maître Amir Almouminines me rappela ainsi une affaire d'il y a deux cent quatre-vingts ans. » Uthman ibn Maz'un dit : J'ai demandé : « Ô mon seigneur, et quelle était cette affaire ? »

Il répondit : « J'étais dans une ville connue sous le nom de Ram-Hormuz, et j'étais sorti avec quelques jeunes gens pour combattre les fils de Perse, qui étaient quatre cent mille cavaliers. Quand nous fûmes au milieu du désert, un cavalier émergea vers nous, montant un cheval gris et ceint d'une épée tranchante. Il poussa un cri contre nous qui faillit faire éclater nos entrailles1 par la grandeur de sa voix. Il tua des héros parmi nous et anéantit des hommes braves. Je fus saisi de faiblesse et de terreur, alors il me cria : "Ô Rozaba, bish man biya" — signifiant : "approche-toi de moi." Je m'approchai de sa proximité. Puis il chargea l'armée et poussa un cri qui faillit faire éclater les organes ; il revint avec une grappe de raisins, me la remit et dit : "Mange." J'en mangeai, et ma peur fut calmée. Puis il chargea une troisième fois contre les gens et les écrasa alors qu'ils criaient : "Zinhar, Zinhar" (Grâce ! Grâce !). Puis leurs voix s'éteignirent, et il vint à moi sans plus de raisins. Il me dit : "Ô Rozaba, je te nomme Salsal." Puis il disparut. Il me rappela cela à la bataille des Chaînes quand je le vis sous cette même forme, montant un cheval gris et ceint d'une épée solide — Lui étant celui qui m'a nourri en terre de Perse et celui qui m'a nourri au Hedjaz. »

Nous avons mentionné la raison de son émigration des terres de Perse, et le début de ses rapports jusqu'à son arrivée au Hedjaz. Notre Maître Rozaba resta avec les disciples de Jésus — que Sa gloire soit exaltée —

Notes de bas de page

1Marair : pluriel de marara, se référant aux vésicules biliaires ou à la force/organes internes.
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