humaine. L'adorateur lui demanda : "Qui es-tu ?" L'ange répondit : "Je suis un adorateur qui a entendu parler de ton rang et de ton adoration, je suis donc venu pour adorer Dieu avec toi." Au matin, l'ange lui dit : "Ta demeure est assurément délicieuse et ne convient qu'à l'adoration." L'adorateur répondit : "Notre demeure a un défaut." L'ange demanda : "Et quel est ce défaut ?" L'adorateur dit : "Notre Seigneur n'a pas de bête. S'Il avait un âne, nous le ferions paître en ce lieu, car cette herbe se perd." L'ange lui dit : "Notre Seigneur n'a-t-il donc pas d'âne ?" L'adorateur répondit : "Si notre Seigneur avait un âne, cette herbe ne serait pas perdue." Alors Dieu révéla à l'ange : "Je ne lui ai accordé sa récompense qu'en proportion de sa raison." »
(7) Et par la même chaîne de transmission, d'après le Cheikh Abi al-Husayn, d'après ses maîtres, que Dieu soit satisfait d'eux, d'après Ishaq ibn Ammar, qui a dit : J'ai dit à mon Maître al-Sadiq al-Wa'd (le Véridique à la Promesse), Que Sa puissance soit glorifiée : « Puissé-je être ta rançon ! J'ai un voisin qui jeûne beaucoup, fait beaucoup l'aumône et accomplit fréquemment le Hajj ; c'est un homme de bien. » Mon Maître me dit : « Ô Ishaq, et comment est sa raison ? ». Je répondis : « Il n'a pas de raison ». Il dit : « Alors ne prête aucune attention à ses actes que voici. »
La Raison et la Bienséance
(8) Et de lui, d'après ses hommes, d'après notre Maître al-Rida, Que Sa puissance soit glorifiée, il a dit : « La raison est un don de Dieu, exalté soit Son nom, tandis que la bienséance (adab) est un effort. Quiconque s'exerce à la bienséance peut l'atteindre, mais quiconque tente de forcer la raison ne fera qu'accroître son ignorance. »




