Puis il partit, se dirigeant vers l'Irak, et ce fut la dernière chose que l'on sut de lui — que Dieu lui fasse miséricorde.
Abu Muhammad al-Hasan ibn Muhammad al-Nisaburi, le prédicateur, m'a rapporté dans les dix derniers jours de Jumada al-Akhira de l'an quatre cent quarante-trois — il était parmi les savants du Hadith au sens extérieur et parmi les maîtres des soufis — disant : Abu Bakr al-Shibli — que Dieu lui fasse miséricorde — a reçu le soufisme d'Abu al-Qasim al-Junayd ibn Muhammad al-Qawariri. Junayd l'a reçu de Sari ibn Mughallis al-Saqati, qui était son oncle maternel. Sari l'a reçu d'Abu Mahfuz Ma'ruf ibn Firuz al-Karkhi, qui était un mage et embrassa l'Islam par la main de son Maître al-Rida, Ali ibn Musa — que Sa gloire soit exaltée. Il l'accompagna et reçut de lui la voie soufie. Un jour, les gens s'entassèrent à la porte de notre Maître, l'Imam al-Rida — que Sa gloire soit exaltée — alors que Ma'ruf faisait office de portier. Ils le bousculèrent, lui brisant une côte, et il mourut. Sa tombe est à Bagdad sur la rive ouest dans le lieu connu sous le nom de Nahr Tabiq. Il avait deux voies dans le soufisme : l'une venant de son Maître al-Rida — que Sa gloire soit exaltée — et la seconde de Dawud al-Ta'i, de Habib al-Ajami, d'al-Hasan ibn Yasar — qui est Abu al-Hassan al-Basri — de notre Maître Amir Almouminines, que Sa gloire soit exaltée.
(227) Il m'a été rapporté de sources fiables, d'Abu al-Hassan ibn Yasar al-Basri — qui était un client (mawla) de Mu'adh ibn Jabal — qui a dit : Je montais derrière le Messager de Dieu — que Sa gloire soit exaltée — et il me dit : « Ô Mu'adh, quel est le droit de Dieu sur les serviteurs ? » Je répondis : « Dieu et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Ô Mu'adh, le droit de Dieu — le Puissant et Sublime — sur Ses serviteurs est qu'ils L'adorent et ne Lui associent rien. » Je dis : « Oui, Ô Messager de Dieu. » Il dit : « Ô Mu'adh, et quel est le droit des serviteurs sur Dieu s'ils font cela ? » Je répondis : « Dieu et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Ô Mu'adh, le droit des serviteurs sur Dieu s'ils font cela est qu'Il leur pardonne et ne les châtie pas. » Ceci est un beau témoignage, même s'il est rapporté par les Gens de




